#1 MSA : sollicitez rapidement votre caisse
Une enveloppe nationale de 20 millions d’euros a été prévue dans le cadre du plan Casi pour prendre en charge une partie des cotisations sociales des exploitants agricoles en difficulté. Mais les démarches doivent être engagées rapidement : au 20 octobre, seulement 3 106 demandes avaient été adressées aux caisses de la MSA selon Réussir.
L’arrêté du 14 octobre a fixé la répartition des aides entre les départements. Les demandes peuvent être déposées depuis l’espace privé sur msa.fr, mais chaque caisse fixe sa propre date limite. En Lorraine, par exemple, aujourd’hui est le dernier jour pour déposer une demande. Les agriculteurs concernés doivent donc se rapprocher sans attendre de leur caisse pour connaître leur échéance.
#2 Inondations : 30 % des cultures de riz ravagées en Camargue
Les inondations qui ont frappé la Camargue après l’épisode cévenol des 20 et 21 octobre ont provoqué un lourd bilan pour la riziculture. Selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, près de 30 % des cultures de riz ont été ravagées dans le secteur. Les fortes précipitations, qui ont provoqué des submersions de parcelles, compromettent une partie importante de la récolte.
Pour soutenir les exploitations sinistrées, le Département des Bouches-du-Rhône a débloqué un fonds d’urgence d’un million d’euros. Cette aide s’ajoute aux dispositifs mobilisés par les collectivités et l’État. Pour les riziculteurs, l’enjeu est désormais d’évaluer précisément les pertes et de faire reconnaître les dégâts afin d’accéder aux indemnisations.
#3 Céréales : le blé perd 17,50 €/t en une semaine
Le marché français des céréales s’est replié entre le 19 et le 26 octobre. Selon La Dépêche-Le Petit Meunier, le blé tendre rendu Rouen s’établissait à 225 €/t, en baisse de 17,50 €/t sur la semaine. L’orge fourragère reculait également de 17 €/t, à 200,50 €/t, tandis que le blé dur progressait de 2,50 €/t, à 307,50 €/t.
Côté maïs, les récoltes françaises sont quasiment terminées : 97 % des surfaces étaient récoltées au 26 octobre, contre 72 % un an plus tôt. Cette avance s’explique notamment par le dessèchement rapide des cultures après un été particulièrement chaud et sec. Les rendements restent toutefois très affectés par les conditions climatiques.
#4 Lait : la collecte résiste malgré les fortes chaleurs
Malgré l’été caniculaire vécu cette année en France, la collecte de lait de vache d’août 2026 a progressé de 0,4 % sur un an, et de 2,7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Celle de lait de chèvre a augmenté de 3,3 %, et celle de lait de brebis de 6,4 %, d’après Agreste. Une résistance des volumes qui contraste avec les difficultés rencontrées dans les prairies et les cultures fourragères.
Elle intervient dans un contexte contrasté pour les éleveurs : le prix du lait de vache conventionnel recule par rapport à août 2025, tandis que celui du lait biologique reste quasiment stable. Les prochains mois seront donc importants pour suivre l’évolution de la collecte, alors que les exploitations doivent également reconstituer leurs stocks fourragers après un été particulièrement sec.
#5 PAC 2028-2034 : les ministres européens trouvent un compromis
Le 26 octobre, les ministres de l’Agriculture des 27 États membres ont trouvé un accord sur une position de négociation partielle concernant la future PAC. Le compromis prévoit notamment un soutien davantage ciblé vers les agriculteurs actifs et les jeunes installés, ainsi qu’une plus grande flexibilité laissée aux États membres.
La France se félicite notamment d’avoir obtenu des avancées sur la transparence des aides pour les exploitations organisées en GAEC. Mais le dossier est loin d’être bouclé : les questions budgétaires, notamment le montant des enveloppes nationales et les modalités de plafonnement des aides, restent en discussion dans le cadre du futur budget européen 2028-2034. Les négociations avec le Parlement européen interviendront ensuite.



