#1 Sécheresse : un nouveau plan d’urgence pour soutenir les agriculteurs
Le 8 octobre, au Sommet de l’élevage, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé de nouvelles mesures pour compléter le plan d’urgence de 1,3 milliard d’euros. La principale nouveauté : jusqu’à 2 milliards d’euros de prêts de trésorerie à taux zéro, grâce à la prise en charge des intérêts par l’État. Les jeunes installés bénéficieront également d’un soutien en cas de report de remboursement de leurs emprunts. D’autres mesures sont prévues : réouverture du guichet d’aide au GNR pour avril, mai et juin, mobilisation de 21 millions d’euros supplémentaires, renforcement des règles de reversement des dégrèvements de taxe foncière aux fermiers et renfort des services de l’État pour accélérer le versement des aides. Le suivi des pertes de fourrage sera également réexaminé à partir de données satellitaires confrontées à la réalité du terrain.
#2 Les coûts de production agricoles augmentent de 10 % sur un an
En août 2026, les prix d’achat des intrants agricoles ont progressé de 1,7 % en un mois et de 10 % sur un an, selon Agreste. Cette hausse s’explique principalement par l’envolée des prix de l’énergie et des carburants durant l’été. Les engrais restent également à un niveau historiquement élevé, tandis que les matières premières destinées à l’alimentation animale se renchérissent.
Cette augmentation intervient alors que de nombreuses exploitations subissent déjà les conséquences des épisodes de chaleur et de sécheresse. Elle renforce la pression sur les marges, en particulier lorsque les prix de vente ne progressent pas au même rythme.
#3 Maïs : la récolte française divisée presque par deux
La production française de maïs grain est désormais estimée à 7,3 millions de tonnes en 2026, contre 13,9 millions en 2025. Le rendement moyen devrait atteindre seulement 63 quintaux par hectare, son niveau le plus bas depuis plus de 30 ans. Les fortes chaleurs et la sécheresse persistante expliquent cette chute.
Près de 150 000 hectares initialement destinés au maïs grain devraient finalement être récoltés en maïs fourrage. Cette révision confirme l’ampleur des pertes pour les producteurs et pourrait peser sur les disponibilités en maïs français.
#4 Pommes : une production en baisse de 15 %, mais des prix en hausse
La production française de pommes devrait atteindre 1,365 million de tonnes en 2026, soit 15 % de moins qu’en 2025. Les vagues de chaleur estivales, l’alternance naturelle après une récolte aussi abondante l’an dernier et la diminution des surfaces en production expliquent ce recul.
Malgré des volumes moins importants, les prix à la production étaient en septembre 8 % supérieurs au précédent exercice. Cette hausse pourrait compenser une partie du manque à gagner pour les producteurs, même si l’évolution dépendra notamment des volumes commercialisés et des coûts de production.
#5 Poires : une récolte en recul et un marché peu dynamique
La production française de poires est estimée à 144 000 tonnes en 2026, soit une baisse de 9 % par rapport à 2025. Elle reste toutefois supérieure à la moyenne des cinq dernières années.
Le marché est moins favorable. En septembre, les prix ont légèrement reculé sur un an, dans un contexte de consommation peu dynamique. Les producteurs doivent donc composer avec des volumes faibles et des débouchés qui peinent à se dynamiser, ce qui pourrait peser sur la valorisation de la récolte.



