#1 Prairies : la pousse de l’herbe reste très en retard
Au 10 octobre, la pousse cumulée des prairies permanentes était inférieure de 43 % à la moyenne de référence selon Agreste. Le manque de pluie persiste depuis la canicule de fin juin et empêche la repousse de l’herbe. Le déficit approche même des 50 % dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté.
Pour les éleveurs, cela signifie une ressource fourragère qui se reconstitue difficilement à l’automne, alors que les stocks doivent permettre de nourrir les animaux pendant l’hiver.
#2 Les avances de la PAC arrivent sur les comptes
Depuis le 16 octobre, les premières avances de la PAC 2026 sont versées aux exploitations. Plus de 5 milliards d’euros doivent être distribués à 261 723 exploitations entre le 16 et le 20 octobre. Pour tenir compte des difficultés de trésorerie, le taux d’avance des aides du premier pilier passe à 75 %, contre 70 % habituellement. Celui de l’ICHN reste fixé à 85 %.
Les paiements concernent notamment l’aide de base au revenu, l’écorégime, les aides aux jeunes agriculteurs et certaines aides animales. Les versements complémentaires sont prévus à partir de la fin octobre, tandis que le solde doit arriver durant la première quinzaine de décembre.
#3 Colza : la sécheresse compromet les semis d’automne
Les semis de colza pour la campagne 2026-2027 rencontrent de sérieuses difficultés. Les pluies annoncées n’ont pas toujours été au rendez-vous, laissant de jeunes plants fragilisés par le manque d’eau et les attaques d’insectes, notamment les altises.
Dans certains secteurs, des agriculteurs envisagent déjà de détruire une partie de leurs parcelles. Avant de prendre cette décision, Terres Inovia recommande toutefois de vérifier la densité et la répartition des pieds, l’enracinement et l’état sanitaire. En cas de destruction liée à la sécheresse, il est important de conserver des justificatifs, notamment des photos géolocalisées, pour une éventuelle demande de reconnaissance de force majeure au titre de la PAC.
#4 Agriculture : un plan de relance de 500 à 700 millions d’euros envisagé pour 2027
Après le plan d’urgence de 1,3 milliard d’euros, le gouvernement prépare un plan de relance agricole compris entre 500 et 700 millions d’euros. Annoncé le 15 octobre par le Premier ministre, ce dispositif doit notamment aider les exploitations à mieux s’adapter au changement climatique.
Parmi les pistes évoquées : adapter les bâtiments d’élevage aux fortes chaleurs, faciliter les projets de stockage de l’eau et d’irrigation, améliorer l’accès à l’assurance agricole et accompagner la transmission des exploitations. Le montant reste indicatif et devra être discuté dans le cadre du budget 2027.
#5 Lait : la collecte progresse, mais le prix du lait conventionnel recule
En août 2026, la collecte française de lait de vache a progressé de 0,4 % sur un an, malgré les fortes chaleurs. Les collectes de lait de chèvres et de brebis ont également augmenté, respectivement de 3,3 % et 6,4 %.
Mais cette progression des volumes ne se traduit pas nécessairement par une meilleure rémunération : le prix du lait de vache conventionnel est en forte baisse par rapport à août 2025, tandis que celui du lait biologique reste presque stable. Les évolutions de prix et de collecte restent donc contrastées selon les productions.



